Ragga dancehall : le Guide pour apprendre à bouger
- Romain Faure
- 27 janv.
- 6 min de lecture

Qu’est-ce que la ragga dancehall exactement ?
C’est une énergie, une attitude, une culture vivante qui s’exprime par le corps. Avant de la danser, il faut comprendre d’où elle vient et ce qu’elle raconte.
Origines : La Jamaïque, sa culture, son énergie
Le dancehall est né en Jamaïque, à la fin des années 1970. Il s’est développé dans les quartiers populaires, autour des sound systems, comme une forme d’expression libre et puissante.
C’est une danse profondément liée à la rue, à la musique, à la communauté. On y danse pour s’affirmer, pour exister, pour libérer l’énergie. Chaque mouvement porte une intention, une histoire, une fierté.
Ragga, reggae, dancehall : quelles différences ?
Ces termes sont souvent confondus, mais ils ne désignent pas la même chose.
Le reggae est un style musical plus lent, engagé, spirituel.
Le dancehall est une musique plus rythmée, plus directe, tournée vers l’énergie et le quotidien.
La ragga (ou raggamuffin) est une branche plus explosive du dancehall, souvent associée à la danse.
En résumé : le reggae inspire, le dancehall fait vibrer, la ragga fait bouger.
À quel style correspond le ragga ?
La danse ragga est ancrée, puissante et expressive. Le corps travaille proche du sol, le bassin est central, les jambes portent l’énergie.
La musicalité est essentielle. On danse les accents, les silences, les variations du son. L’attitude compte autant que les pas : confiance, présence, affirmation de soi.
Les bases pour apprendre à danser le ragga dancehall
Apprendre la ragga dancehall ne consiste pas à mémoriser des pas à la châine. Il s’agit avant tout de comprendre l’énergie, de sentir la musique et d’oser s’exprimer avec le corps.La technique vient ensuite, naturellement.
Les pas et l’attitude à adopter
Les pas racontent quelque chose.Ils sont souvent inspirés du quotidien, de la culture jamaïcaine et de l’énergie de la rue. Pour débuter, on retrouve des bases incontournables :
des pas ancrés, proches du sol
un travail constant du bassin et des jambes
des rebonds, des isolations, des accents marqués
Mais le plus important reste l’attitude. La ragga demande de la présence, de la confiance et une vraie intention dans le mouvement.
On ne danse pas petit. On occupe l’espace, on assume, on s’exprime. Même en tant que débutant, il n’est pas nécessaire d’être “bon”.Il faut surtout accepter de se lâcher et de ressentir.
Apprendre en cours ou seul(e) : que choisir ?
Il est possible d’apprendre la ragga dancehall de plusieurs façons, mais toutes ne se valent pas.
Apprendre seul(e), via des vidéos comme sur Youtube , permet :
de découvrir la musique
de s’imprégner des mouvements
de bouger à son rythme
Mais apprendre en cours, dans un studio, change tout.Un bon encadrement permet de comprendre la posture, l’énergie, l’attitude juste.On progresse plus vite, on évite les mauvaises habitudes et on gagne en confiance.
La dynamique de groupe, l’énergie collective et le regard du coach sont des accélérateurs puissants. En ragga dancehall, l’ambiance et l’intention comptent autant que la technique.
Les bienfaits pour la santé de bouger sur du Ragga Dancehall
La ragga dancehall est une danse explosive, physique, intense et profondément libératrice. On y vient souvent pour l’énergie, on y reste pour la transformation du corps et de l’état d’esprit. C’est une danse qui engage tout, sans demi-mesure.
Une danse qui fait travailler tout le corps
La ragga dancehall fait partie des danses les plus complètes sur le plan physique. Chaque séance sollicite l’ensemble du corps, de façon naturelle et fonctionnelle.
Le bas du corps est constamment engagé. Les jambes portent l’énergie, les appuis sont forts, les hanches et le bassin travaillent en continu. Les fessiers, les cuisses et les mollets se renforcent rapidement. Le centre du corps est lui aussi très sollicité, et le haut, avec le torse, les bras et le dos, permettent de réaliser des mouvements contrôlés, de donner de l'amplitude et de coordonner l'ensemble.
Le gainage est permanent, parfois sans même s’en rendre compte. Les abdominaux profonds travaillent pour stabiliser, absorber et transmettre l’énergie.
Résultat : un corps plus fort, plus stable, plus coordonné.La ragga dancehall répond clairement à la question que beaucoup se posent : oui, c’est une danse qui muscle vraiment.
Brûler de l’énergie, se défouler, se renforcer
Danser la ragga dancehall, c’est se dépenser sans compter. Le rythme est soutenu, l’intensité élevée, et les pauses rares :
Le cardio monte rapidement
La transpiration est immédiate
L’endurance s’améliore séance après séance
C’est une danse idéale pour se défouler après une journée chargée. On libère l’excès d’énergie, on évacue les tensions, on sort de la séance vidé… mais revitalisé.
Sur le plan physique, le renforcement est global. Le corps gagne en tonicité, en explosivité et en résistance, articulaire comme musculaire. On devient plus puissant, plus souple, sans rigidité, grâce à un travail en mouvement constant.
Bienfaits mentaux : confiance, lâcher-prise, puissance
La ragga dancehall agit autant sur la tête que sur le corps : c’est une danse d’affirmation et de liberté.
On apprend à occuper l’espace, à ne plus se cacher, à bouger avec intention et assurance.
Cette danse développe une vraie confiance corporelle. Le regard sur soi change, la posture aussi. On se sent plus solide, plus présent, plus ancré..

À quel public la danse ragga dancehall s'adresse-t-elle ?
La ragga dancehall est souvent perçue comme une danse “impressionnante”.En réalité, elle est beaucoup plus accessible qu’on ne l’imagine.Elle s’adresse à des profils très variés, quel que soit l’âge ou le niveau.
Aux adultes, ados et enfants
La ragga dancehall peut se pratiquer à tout âge, à condition que le cadre pédagogique soit adapté. Chez les enfants et les adolescents, elle développe :
la coordination
le sens du rythme
la confiance corporelle
l’énergie positive et le défoulement
Les cours sont bien entendu adaptés, avec un contenu respectueux, ludique et encadré.
Chez les adultes, la ragga dancehall est souvent vécue comme une libération. On y trouve un espace pour se défouler, reprendre confiance en son corps et s’exprimer sans jugement.Il n’y a aucune obligation de performance ou de comparaison.
Au débutants comme aux avancés
La ragga dancehall fait partie des danses que l’on peut commencer sans aucune expérience préalable.
Elle repose moins sur la précision technique que sur l’énergie, l’attitude et le ressenti.Les pas s’apprennent progressivement, le corps s’adapte naturellement.
C’est une excellente réponse à une question fréquente : quelle danse choisir quand on ne sait pas danser ?
La ragga dancehall permet de se lancer, de bouger, de prendre confiance rapidement.On apprend à danser en dansant, sans pression, sans jugement, et avec beaucoup de plaisir.

Foire aux questions
Comment débuter en danse urbaine quand on n’a jamais dansé ?
En ragga dancehall, la tenue doit avant tout libérer le mouvement. Cette danse est physique, ancrée et dynamique : les vêtements doivent suivre le corps, pas le contraindre. L’idéal est de privilégier :
des vêtements souples et respirants
des tenues qui permettent de bouger le bassin, les jambes et le dos librement
des habits dans lesquels on se sent à l’aise et confiant
Côté bas, un pantalon de danse, un legging ou un short ample fonctionnent très bien. Pour le haut, un t-shirt ou un débardeur confortable suffit.L’important n’est pas le style, mais la liberté de mouvement.
Pour les chaussures, des baskets légères et stables sont recommandées. Elles doivent offrir un bon maintien tout en permettant les pivots et les déplacements rapides.
Enfin, la tenue participe aussi à l’attitude. Se sentir bien dans ses vêtements aide à assumer les mouvements et à exprimer pleinement l’énergie de la ragga dancehall.
Est-ce une danse adaptée si l’on manque de condition physique ?
Beaucoup hésitent entre hip hop, house, dancehall ou afrofusion. La meilleure approche reste d’identifier ce que vous cherchez : énergie, fluidité, technique ou expression. Le hip hop est polyvalent, la house est très cardio, le popping est précis, le dancehall est explosif et l’afrofusion très musical. Une séance d’essai suffit souvent à ressentir votre “terrain naturel”.
Faut-il être sportif pour pratiquer une danse urbaine ?
Oui. Le ragga dancehall est intense, mais il est progressif par nature.
On adapte l’amplitude, l’énergie et le rythme à son niveau. Avec le temps, le corps s’habitue, l’endurance augmente et la puissance s’installe naturellement, sans avoir besoin d’être sportif au départ.
Le ragga dancehall est-il une danse réservée aux femmes ?
Non. Le ragga dancehall est une danse mixte, avec des styles et des énergies différentes selon les interprétations. Les hommes y développent puissance, ancrage et attitude. Les femmes y explorent confiance, liberté et expressivité. La culture dancehall valorise avant tout l’authenticité et l’énergie personnelle.
Peut-on pratiquer le ragga dancehall sans aimer se montrer ?
Oui. Même si cette danse est expressive, elle ne consiste pas à “faire le show”. On peut danser pour soi, pour ressentir, sans chercher à attirer les regards.
Avec la pratique, l’aisance vient naturellement, sans obligation d’extraversion
Le ragga dancehall est-il compatible avec d’autres styles de danse ?
Les premiers effets se ressentent rapidement, au bout de quelques séances seulement : énergie, transpiration, sensation de défoulement dès les premières séances.
Les bénéfices physiques (tonicité, endurance) et mentaux (confiance, lâcher-prise) apparaissent généralement après quelques semaines de pratique régulière.
Oui, mille fois oui. Le rythme se développe avec le corps, pas avec un talent inné. Personne ne naît “sans rythme” : on l’affine en marchant sur le beat, en répétant des grooves simples et en écoutant le morceau différemment. Le rythme n’est pas un don — c’est une écoute.

